Montage réalisé par Clémence Morier à ma demande.

L’homme s’agite, fumant, galactique, puis se tait. Madame n’est pas accessible à marée basse. Il tient au creux de ses bras des instruments de cuisine, avec chaleur,  en léchant les plus doux. Son nez végétal abrite nénuphars, narcotiques et névrose. Ces accessoires représentent d’une façon précise ce qu’il apprécie en l’homme ; immobilité, silence et maniabilité. Graviras-tu son front avec ce pédalo plastique et orphelin, trouvé sur une plage sensible de Provence Alpes côte d’azur ?  La bipolarité de son couteau en aluminium brossé l’émeut souvent, tantôt il l’installe au coeur d’un bouquet de persil plat. Focalisons nous désormais sur son masque. Tantôt il l’utilise de manière plus classique pour trancher du fromage qu’il lance ensuite sur les fenêtres de son voisin. N’est-il pas splendide? L’homme n’a, au jour d’aujourd’hui, toujours pas trouvé d’explication à ce geste qu’il répète tous les matins depuis bientôt dix années. N’est-il pas l’exact opposé de ce qu’il est? Etant sans raison, il doit sans doute le penser unique, et s’il est unique il est justifié. Et si l’aube femelle parvenait à s’étrangler dans son artifice? Il souhaiterait vêtir d’un imperméable son imperméabilité aux autres. Et la plainte infinie de l’oiseau matinal tambourine dans l’alcôve des sens. Vibrante plastique humaine, où m’emmènes tu? Mourir, dit-elle.

Pour une meilleure compréhension de ce texte au premier abord incohérent. Je vous conseille dans un premier temps de ne lire qu’une phrase sur deux et de répéter l’opération avec les phrases qui n’ont pas été lues. Cela vous donne ainsi deux comptines indépendantes.

 

Montage réalisé par Clémence Morier à ma demande.

L’effet, amas arrogant désenchanté, unit l’ensemble et ses lacets.

Les fées amarrent aux gants des ans chantés une île en sang, blessée, lassée.

 

Vous souveniez-vous de l’existence de vos dents avant de vous mordre la lèvre ? De la non existence d’une marche d’escalier avant de palper le vide du bout de votre chaussure? Il suffirait d’avorter d’un extincteur pour briser l’incendie qui fait rage en notre sein. Et s’inventer neige carbonique pour se vaporiser sur nous même. Clef de ta porte, porte de ta clef. Le solution est dans notre ventre, creusons. Aménageons-y un sommier pour les vieux jours cassants et une bougie pour faire de l’ombre à l’ombre et pour lire des rimes ringardes.

 

 

 LA BALADE DU TECKEL

Respectivement des individus questionnent
L’impact de leur existence sur le monde
Les épées de l’absurde, du vide au mégaphone
S’installent dans le pli que tissent les secondes.

Dans la paume alourdie d’un individu pâle
Palpite, saccadée, une ligne de vie,
L’informant sur sa faible condition de mâle
Sur l’instant fantasmé où la pulsation fuit.

Répandant son rare soufflement coloré,
Dans la paume alourdie d’un individu pâle,
Un anonyme s’adresse à sa vérité,
« Quand donneras-tu sens à mes râles? »

Un silence suivi d’un autre, dévitalisé
La vérité est une fleur sans pétale
Dans la paume alourdie d’un individu pâle
Un teckel à poil long défèque, constipé

Non loin d’une clôture, frontière du végétal,
Le chien magistralement anticipe sa ruine,
Sa merde poliment retombe, presque divine,
Dans la paume alourdie d’une individu pâle.

LA PLAYLIST DU TECKEL

Kryptic Minds – Elements

Sacha Carassi – Old rustle

Mia dora, Hahaha, Raksha – III defined

Alex Cortex – Future Acid

Night Symmetry – 444

Puresque – Leitmotiv ( Terence Fixmer remix )

My nu leng – Waltaknocks

The Advent – Body count

Polar Inertia – Major axis

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    Ambianceur d'autrui par le biais de paroles sacrées.

    One Response to “Croquer dans des passants, crocs et dents dépassant.” Subscribe

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